Wednesday, 6 March 2013

Qu’est-ce que tu fais là ?


Source: Wikimedia Commons

Qu’est-ce que tu fais là ?

Demanda le monsieur,

Dont le grand nez n’a

Rien à faire avec ce poème.



Moi je fais rien !

Répliqua le petit garçon

Qui esquissa un sourire espiègle,

Et montra, d’un air mi-menaçant, ses dents blanchies.



Et le monsieur le regarda,

Et sut qu’il mentait,

Mais il n’y put rien.

Ô comble d’indignation, je maudis mon manque d’omnipotence !



Une trace de confiture à la lèvre supérieure

Trahit la vérité de ce qui s’est passé

Mais un mouvement rapide de la langue

Effaça toutes les preuves du crime.



Un sourire méchant se dessina sur la figure du monsieur,

Ça c’était une erreur, rugit le monsieur,

Car il me reste une preuve pour te culpabiliser !

Et en saisissant le garçon, il l’agita comme un cocktail humain.



Le garçon poussa un cri d’horreur,

Et sa tête rebondit comme un grand ballon blond,

Et, ayant agité son estomac comme une bétonnière,

Le garçon vomit abondamment partout sur le sol.



Le monsieur laissa échapper un petit cri de joie,

Et ses narines gonflèrent pour renifler l’odeur du crime accusé,

Sauf que les yeux, en cherchant désespérément les traces du croissant,

N’y trouvèrent aucune preuve incriminante.



T’as pas mangé le croissant, alors ?

Demanda-t-il au garçon.

Mais non, répondit le garçon, mais j’ai mangé la baguette !

Je me fiche de l’espèce de baguette ! hurla le monsieur



Et avec un petit soupir de déception,

Le monsieur fit demi-tour et se mit à quitter.

J’suis désolé, mon petit, de t’avoir agité d’une telle façon !

Cria-t-il par-dessus son épaule.



En se mettant à chercher encore l’auteur de ce crime bizarre,

Le monsieur se demanda s’il ne trouverait jamais la réponse.

En épiant un autre petit gamin, il poussa un cri,

Qu’est-ce que tu fais là ?


...



What are you doing?

What are you doing?

Asked the man,

Whose large nose has
Nothing to do with this poem.

I’m not doing anything!
Answered the little boy,
Who, with a faint mischievous smile,
Showed, half-menacingly, his whitened teeth.

And the man looked at him,
And knew that he was lying,
But could do nothing about it.
O height of indignation, I curse my lack of omnipotence!

A smear of jam on the upper lip
Betrayed the truth of what had happened
But a flicker of the tongue
Removed all proof of the crime.

A wicked smile spread across the man’s face,
That was a mistake, he roared,
Because there’s still a way to prove you guilty!
And grabbing the boy, he shook him like a human
cocktail.

The boy let out a cry of horror,
And his head bounced like a big blonde ball,
And, having shaken him like a cement-mixer,
The boy vomited profusely all over the ground.

The man let out a small cry of joy,
And his nostrils swelled to sniff out the smell of the accused crime,
Except that his eyes, looking desperately for traces of the croissant,
Found no incriminating evidence.

So you didn’t eat the croissant?
He asked the boy.
No! answered the boy, but I ate the baguette!
I could care less about the damned baguette! shouted the man.

And with a small sigh of disappointment,
The man turned around and started to leave.
I’m sorry, little boy, for having shaken you like that!
He shouted over his shoulder.

Starting to look again for the author of this bizarre crime,
He wondered if he would ever find the answer.
Spying another little child, he let out a cry,
What are you doing?

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